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J. Cole – Born Sinner (Chronique) (Album Streaming)

Finally.

10 jours avant sa sortie officiel, J. Cole a offert une écoute de Born Sinner à ses fans. Il n’en fallait pas plus pour que l’album se retrouve sur le net.
Chaque son est expliqué et posté en streaming, l’album entier est en dessous.

Jermaine, fair-play et confiant :

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Born Sinner est donc son deuxième album, après The Sideline Story. Très bon succès commercial pour ce premier opus, 200k ventes la première semaine, mais des critiques assez mitigées. Le MC de Roc Nation nous sort des sons plus mainstream histoire de passer en radio. D’ailleurs Nasir Jones lui-même après avoir dans un premier temps salué le talent du jeune Jermaine suite à ses mixtape Friday Night Lights et surtout The Warm Up, revient sur ses paroles et l’assassine en parlant de vendu et d’album non personnel.

Près de deux ans après Sideline Story, Born Sinner débarque donc pour notre plus grand plaisir, Lamarr Cole nous ayant promis quelque chose de contrôlé par Roc Nation seulement.

On commence par parler de l’enrobage; Cole nous livre cette fois un album maîtrise de A à Z, très peu de featuring et de guests donc. Ces derniers se contente d’ailleurs bien souvent des refrains sans poser de couplet. Nous retrouverons donc Miguel pour le single applaudi par la critique et vendu à plus de 500k aux states, Amber Coffman et Fauntleroy réspéctivement aux vocals de She Know et Born Sinner, TLC pour son nouveau single Crooked Smile et surtout Kendrick pour le super Forbidden Fruit. On retrouvera Bas, Jhene Aiko et Fifty sur les sons bonus de l’édition collector.
Rien de très clinquant donc.

A l’heure actuelle je n’ai pas réussi à retrouver les producteurs de toutes les pistes. J. Cole est à la baguette pour Power Trip et Crooked Smile, No I.D. est confirmé sur Let Nas Down. La logique voudrait que Jermaine ai produit 90% de l’album, ça sera sûrement confirmé très bientôt.
L’ambiance générale des mixtapes Warm Up et FNL est respectée. C’est posé, très axé sur les lyrics, quelques prod’ un peu plus banger mais toujours assez en retrait pour laisser le MC mener la danse. Beaucoup de référence à d’autre styles musicaux; Jazz, Soul, Funk, il vole des sonorité aux Crooners et nous offre un pot pourris excellentissime d’un point de vue musical. Les sons ne se ressemblent pas et aucun te donne envie de saigner le bouton next.

J. Cole – Born Sinner (Album Stream) edgm every day good music

Le natif allemand ouvre donc sa pépite avec un Villuminati à l’instrumental hachée, l’idée étant de montrer différents flow.
Au niveau des lyrics c’est parfait, de l’égo-trip à la Cole, se la raconter toujours en respectant les idoles. On ressort de l’écoute en étant convaincu qu’il est l’un des tout meilleurs, sans qu’il ai eu besoin de nous sortir des « We Da Best » à chaque phrase (BOOM, Les petites pédales de YMCMB et We The Best S/O).
Au niveau du flow donc, on note quelques petites galères par moment mais la technique du MC est impressionnante.

Pac had a nigga saying « Fuck Jigga, fuck Biggie »
I was only like eleven so forgive me
I’m prince of the city, I studied Machiavelli
You niggas couldn’t blow with C4 strapped to your belly

Il continue sur cette lancée avec Land Of The Snake, les basses claquantes étant dans la continuité de Villuminati. On est un peu plus dans les souvenirs, avec un synthé calme et des vocals en fond. Cole continue l’égo mais fait le rapprochement avec son enfance et sa ville Fayetteville.

This the shit I used to roll down Lewis Street with
Lord, know some hoes from the past like
« Damn Cole, wish I knew that you would be rich »
Well, should’ve asked

On continue avec Power Trip, gros son Chill/Love de l’album. Sûrement pour sérrer d’la te-pu pendant sa tournée. Une énorme production, un son en continuité de Dreams de The Warm Up, Cole nous raconte ses galères de tunes, le changement d’attitude de ses potes, ce qu’il attendait de la réussite, tout ça rythmé par un flow rapide en couplet et beaucoup plus lent pour les Hooks. Miguel vient ajouter un côté Love au son, pas dégueulasse. Toujours très bien écrit, beaucoup de phrase à double sens.

For Pete’s sake, homie, pull it together
Just fuck her one time and be through it forever

But…
Cole nous parle du rap au travers d’une go.

La première interlude, Mo Money,d’un peu plus d’une minute est une ode à l’argent. Cole nous lâche des figures de style en boucle sur ce son lourd en basse qui rappelle un peu Reminder de Hov.

Blacks always broke cause we don’t know money
Spend it before we get it and could never hold money

No wallets, nah, nigga we’d rather fold money
Money control niggas, white man control money
Laughing like « yeah yeah my nigga get your money »

On continue avec l’un des plus gros gâchis de l’album à mon sens, Trouble. Une instru complètement crazy, mystique à souhait comme le Born Sinner sait si bien les faire, un flow dingue mais des lyrics parfois absolument fabuleux et d’autres fois complètement ridicule. Un excellent son mais à moitié taffé selon moi. Mais un Hook fabuleux.

I said set it off on my left, set it off on my right
I said liquor all in my breath, bitches all in my sight
I said real niggas trying to fuck, fuck niggas wanna fight
I said gun shots into the air, but I ain’t scared for my life

Runaway, un morceau ou Cole nous lâche des bars sur la liberté, toujours entre coupées de petites punch’ sur ses conquêtes. Agréable mais rien de transcendant.

Oh shit, goddamn, I think the devil got his hands on me
Stripper saying: « Baby, why don’t you throw these bands on me? »
And I came to spend, she pop a molly let the motherfucking games begin

I’m running…

Encore de l’égotrip avec She Knows. L’interêt pour le MC est clairement dans ce genre de son. Son flow impressionne toujours plus au fil de l’album, et sa qualité d’écriture et sa mentalité, le fait de balancer des grosses punch’ tout en étant complètement humble envers ses aînés est quelque chose de très rare dans le game. Super son.

Now I’m sure you done heard about me
A black star, Mos Def, Kweli
Good southern bad hoes try me, they try me

Rich Niggaz est une balade consciente, Cole nous parle des mauvais côté de l’argent, ce qu’il te pousse à faire. C’est pas mal, sa plume est toujours intéressante  et cette fois on a pas de punchline sur les 3000 gos qu’il s’est serré. Agréable. La tentative de chant est propre et ajoute au côté posé du morceau.
L’outro est complètement dingue. J. Cole est un vrai artiste.

Forbidden Fruit, Featuring Kendrick Lamar.
L’instru est fucked up, ça pourrait être un son d’ascenseur comme la dernière dinguerie vaguement jazzy écouté par tous les bobos hipsters. Le but est de mettre en avant les deux jeunes rappeurs. Le refrain est assuré par Kendrick; sa voix est toujours chaleureuse et le morceau est tout de suite beaucoup plus agréable. Cole s’occupe des couplets, pas de réel thème, vaguement les chose auxquelles il ne faut pas succomber, mais ça reste anecdotique.
Pour la première fois il nous lâche Lil Cole en Outro. Ça aurait pu être mieux foutu, son couplet n’étant pas ni vraiment marrant ni vraiment profond.

Chaining Day est un pur son de crooner, Cole rap pendant 5 minutes, t’es obligé de bouger la tête et d’avoir le sourire. Mission accomplie.

Démonstration de flow sur Ain’t That Some Shit, le son le plus « club » de l’album. La boucle est très courte ce qui permet au MC de nous lâcher des punchlines rapides.

The hood gon’ ballistic, Cole was here and you missed it
That nigga walk like Obama man
Shake yo momma’s hand and kissed it

Crooked Smile, deuxième single de l’album, vocals de TLC. La prod’ de Jermaine et Elite est hyper efficace, un loop qui reste dans la tête à la première écoute, un thème peu abordé par Cole à savoir les femmes. De façon classe et révérencieuse cette fois. Vous avez tout son respect les biatchs.

Le prochain son est un classique, génialissime de A à Z, que ce soit les lyrics, le flow ou le beat de No I.D. Une story-telling sur son histoire avec Nas, Cole s’est fait lâchement lynché par l’empereur de NY. Nastradamus lui reproche Work Out, cette vieille merde commerciale que le MC nous à offert pour sa première galette.
Le morceau te prends au trip, le rappeur de North Carolina est fan absolue de Nasty et ça se ressent tout de suite. Une bombe et un ovni ou Cole ne lâche aucune phrase et aucun mot de trop. Parfait.
Let Nas Down.
Pour les vieilles merdes en anglais, go RapGenius.

Yeah, long live the idols, may they never be your rivals
Pac was like Jesus, Nas wrote the Bible
Now what you’re ’bout to hear’s a tale of glory and sin
No I.D. my mentor now let the story begin

Said you the one, yo why you make that shit?
I can’t believe I let Nas down
Damn, my heart sunk to my stomach, I can’t believe I let Nas down
I got defensive on the phone, resentment was in my tone, fuck it

Dinguerie.

J Cole Drake NasOn arrive enfin au dernier son de l’album, Born Sinner, son éponyme.
Meilleure instrumentale de l’album selon moi, c’est typiquement le genre de beat que tu pourrais écouter sans le rappeur. On en demande pas plus à une instru.
Les vocals de Fauntleroy aurait pu être évitées mais ça nique pas le morceau.
Lyrics profond de Cole, déclaration d’amour au rap, à la musique en générale et à ses fans.

Magnifique ending pour un magnifique CD. On connaissait déjà le talent du MC, il nous confirme ça avec sa deuxième sortie dans les bacs. Il a travaillé pendant deux ans, ça se ressent, et la personnalité et le charisme du chanteur fait le reste du boulot.

Merci J. Cole.

J. Cole – Born Sinner (Album Stream) edgm every day good music

I don’t know if this is the realest shit I ever wrote
But know that the realest nigga wrote this
And signed it, and sealed it in a envelope and knew one day you would find it
And knew one day that you would come back and rewind this, singing…

Streaming J. Cole – Born Sinner :

CA SE PRÉCOMMANDE BANDE DE RACHOS.

Enjoy sur EDGM, et oublie pas la page FB et le Twitter tu seras mignon.

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4 commentaires

  1. Album très très solide, ça va être difficile de faire mieux cet été !

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