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R.A. The Rugged Man – Legends Never Die (Chronique)

L’une des plus grosses sorties de l’année. Peut être même la première, lâchée en Avril dernier. Mais même si sur le toit du monde on est assez overbookés, si on ne vous en a pas parlé plus tôt, c’est pas qu’on est passés à côté, c’est qu’on a pris le temps de vous poser une belle critique pour que vous captiez bien le génie du mec. It’s Nothing.

Lui donc, c’est R.A. The Rugged Man. T’en as peut être déjà entendu parler dans l’underground new yorkais, notamment sur Uncommon Valor ( A Vietnam Story) de Jedi Mind Tricks, et dans ce cas tu peux jouer le trou d’cul qui connaît les véritables pépites du Hip-Hop. Sinon t’en fais pas, on va t’apprendre tout ce que tu dois savoir sur ce mec, on est là pour ça.

R.A. ne sort pas de nul part. Il est co-signé par Notorious B.I.G, puis avec Capitol Records dans les années 90. Mais  son premier album, Die, Rugge Man, Die, ne parait qu’en 2004. Et même s’il a sorti d’autres projets, il a fallu attendre quasiment 10 ans pour entendre son deuxième skeud et sa meilleure galette, en indé chez Nature Sound. L’enculé.

On vous le dit franco, ce mec est bourré de talent, il a une technique et une présence au mic’ hors normes. Mais il est complètement fou. Ouais on aime bien les tarés chez EDGM, mais surtout ceux qui nous sortent des classics.
Ses troubles psychologiques s’expliquent par son passé assez lourd : Son frère et sa soeur étaient gravement handicapés de naissance, et aujoud’hui dieu les a rappelés à lui, et son père est un vétéran du Vietnam. Le titre de l’album lui est d’ailleurs dédié, comme la chanson homonyme, et c’est assez bouleversant.

Et c’est vrai que sa folie t’atteint très vite quand il débite ses lyrics. sur The People’s Champ dès le début, t’as ta dose de punchlines, énergiques et pleines d’humour noir.
Il te donne ensuite la Definition Of A Rap FlowMTV peut plus que jamais revoir son classement de chiotte.

Mais dans sa schizophrénie  R.A. a quand même une certaine lucidité pour dénoncer des bullshits comme les médias qui le zappent dans Media Midget, et on a aussi l’excellent Learn Truth avec Talib Tweli, avec une sacrée putain de prod de Mr Green. Après c’est vrai qu’il implose sur Shoot Me In My Head

Niveau guests et prods, on retrouve Tech et Kali sur Holla-Loo-Yuh, Hopsin sur Underground Hitz, un sample de Mozart, ou encore Masta Ace, Sadat X, Brother Ali
L’ensemble des instrumentals passe bien, les samples sont grillés mais efficaces. On note les présences de Buckwild, Will Tell et Marco Polo. Ca reste imparfait mais l’album est vraiment lourd, les choix artistiques restant très bons.

Enjoy sur EDGM, et oublie pas la page FB et le Twitter tu seras mignon.

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