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Hopsin – Knock Madness (Chronique)

On espère que vous l’avez pas manqué. D’autant plus qu’en cette période de pénurie, on a pas grand-chose de récent à faire tourner dans les écouteurs. Même si 2-3 belles sorties sont prévues pour nous faire tenir jusqu’à Oxymoron, on est bien contents qu’Hopsin ait enfin lâché Knock Madness, dernière grosse dinguerie notable pour cette fin d’année.

Trois ans après Raw, Hopsin revient enfin avec Knock Madness, et après s’être retrouvé en couverture d’XXL, enchaîné les concerts et fait de Funk Volume un incontournable du Hip Hop indé, concrétise l’accroissement de sa popularité et les attentes que suscite son potentiel avec son troisième album studio, qui est bel et bien dans la continuité de son prédécesseur.

Déjà, on note que la pochette est beaucoup moins dégueulasse, Mais illustre toujours l’univers glauque et délirant du rappeur. Et comme Raw, l’album est entièrement produit par le californien, qui a gagné une certaine maturité en tant que producteur. On a toujours le droit au même type de productions, au beat percutant et au rythme essoufflé et saccadé qui pouvaient prendre la tête lors d’une écoute complète des premiers albums, mais qui sur Knock Madness s’écoutent plus facilement et donnent à album une certaine unité et une ambiance maitrisée. Même si certaines sont plutôt génériques, et on aimerait le retrouver sur des prods des génies actuels. Sinon un ou deux beats posés de Dj Hoppa n’auraient pas fait de mal non plus.

Mais si Hopsin semble plus mature en leader de FV, il reste toujours ce gamin rebelle et insolent que la vie exaspère et qui crache sur tout. Il donne toujours l’impression d’être naïf lorsqu’il s’indigne, et en même temps d’être sûr de lui lorsqu’il taille le monde. On retrouve la même ambiance que sur Raw, cette ambiance sombre mais pleine d’humour. En fait, on se retrouve carrément avec un Raw Part II : Mêmes productions crûes, même ambiances, même façon de chanter les refrains… Ca reste du pur Hopsin, et comme c’est ce qu’on aime, on est pas déçus d’avoir une copie et pas quelque chose de différent. Le rappeur fait toujours part de ses états d’âme, avec son flow énergique et spontané qui fait passer les mesures à un rythme agréablement rapide. Les gimmicks et les changements de voix sont aussi toujours là pour compléter le côté absurde et insensé de l’atmosphère qu’il veut donner à sa musique.

Hopsin a donc gardé la même formule, et continue de faire ce qu’il a toujours fait, à savoir se foutre de la gueule des rappeurs qui font l’actu. Sur le single Hop Is Back, c’est donc Kendrick Lamar et Kanye West qui prennent, avec toujours une petite haine pour Weezy même s’il fait plus rien.

Aussi, il se montre toujours introspectif : toujours dans Hop Is Back, il parle de son manque de présence dans le game, de Dizzy Wright qui commence à lui voler la vedette, il se reproche de pas en faire assez.  Sur Caught In The Rain, il traite le thème principal de beaucoup de rappeurs, les meufs-l’oseille-la célébrité, mais à l’inverse n’en fait pas l’éloge et s’en insurge. Lorsqu’il donne des leçons sur ce genre de sujet, il semble plus lucide même s’il est toujours dépassé, comme lorsqu’il parle des drogues dans Old Friend (qui n’est autre que le sixième Ill Mind Of Hopsin renommé), ou de femmes sur Dream Forever.

Sinon niveau feat c’est très restreint. Côté FV on retrouve Dizzy sur le très bon Who’s There, ainsi que Jarren qui pose un couplet de dingue, et SwizZz sur Jungle Blash. Sinon on découvre un peu plus Passionate Mc et totalement G-Mo Skee  qui sont loin de se faire bouffer sur les six minutes de Lunch Time Cypher. Et évidemment Tech N9ne, le boss de Strange Music, vient aider celui qu’il aimerait bien signer à faire une démonstration sur Rip Your Heart Out.

 

 

Globalement, Knock Madness, ou Raw 2.0 est taillé pour être dans les meilleures sorties de 2013. Hopsin nous propose une nouvelle fois ce pour quoi on le kiffe, et ça suffit pour le classer parmi les meilleurs, même s’il s’est pas totalement imposé. Même s’il fait chier à n’avoir quasiment aucune interaction avec le reste du game, on se fait pas de soucis sur le fait que lui et son Funk Volume vont à l’avenir se faire une place bien plus importante dans le monde du rap.

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