Accueil » A la Une » Focus on … Pouya – Don’t Sleep On Him Bitch !

Focus on … Pouya – Don’t Sleep On Him Bitch !

 

A l’écart des Clubs Anthems ensoleillés et des violents Bangers qui ont fait le succès de la scène Floridienne (Rick Ross, Ace Hood, Sean Kingston…) se développe une scène underground qui attend son heure de gloire. Vous connaissez déjà SpaceGhostPurrp, le producteur de l’ombre à qui on doit une grosse partie du succès d’A$ap Rocky, vous connaissez aussi le Raider Klan (une bande de drogués plus ou moins talentueux) et Robb Bank$. Mais vous n’avez surement jamais entendu parler de Kevin Pouya.

 

pouya2-610x250

 

Pouya est un jeune blanc-bec qui était affilié au Raider Klan avant que Robb Bank$ ne tombe sur un de ses sons et le signe sur son label Smart Stunnas. Une dégaine de branleur chevelu qui traine ses baskets sur le bitume des skate-parks (une petite ressemblance avec Areno Jaz ?) et qui se fait probablement recaler de toutes les soirées hypes. La grosse force de Pouya n’est pas sa carrure mais son flow. A l’opposé de son image, Pouya est un hyperactif de la rime, un mitrailleur du flow, un surexcité de la punchline. Ce mec est vraiment capable de switcher radicalement de flow et de rythme toutes les 4 mesures, et changer de voix pour encore plus nous retourner les oreilles.

Avec sa première mixtape Fuck It, sortie en 2012, Pouya prouve qu’il peut test n’importe qui au micro. La plupart des titres sont des freestyles ou des purs egotrips sur différents types de prods, mais qu’il arrive toujours à maîtriser. Comme ses idoles Bone Thugs N Harmony, il enchaîne les roulements à une vitesse de fou, tout en chantonnant d’un air super hautain et avec l’assurance d’un vrai pavaneur.

 

Sur sa deuxième mixtape, sobrement intitulée Don’t Sleep On Me Hoe, Pouya continue sur sa lancée et kick comme si sa vie en dépendait. Même s’il est très doué, au bout d’un moment on a le tournis et on aimerait quelques morceaux à thèmes, surtout que les branleurs du Raider Klan qui posent avec lui sont loin d’être exceptionnels. Le meilleur titre de la mixtape est Wake Up Call, à l’attention de toutes les putes qui dorment sur lui, forcément.

 

2013, Pouya fait équipe avec SDotBraddy et les deux floridiens sortent WarBuck$, une mixtape de 8 titres assez diversifiés : on retrouve des titres Trap, G-Funk, et d’autres plus sombres. Mais SDot est vite fatiguant, on le zappe et on passe direct aux couplets de Pouya, toujours aussi efficaces.

9ef734da5b017b8bb1ab887f42da296c

Pouya signe ensuite sur le label Smart Stunnas de Robb Bank$ et livre Baby Bone, un EP de six titres presque parfait, tant au niveau des prods, que du flow et des ambiances. Les titres sont bien mieux ficelés et produits, et Pouya arrive à transformer son flow et rapper sur n’importe quel style, comme sur le sensuel You Know I Know, ou le mystique Hold Up (d’ailleurs si quelqu’un connaît le sample ?). Mais le morceau phare est Get Buck, ou encore une fois notre jeune branleur montre toute son habilité au micro.

 

Fin 2013, Pouya fait la rencontre de Sir Michael Rocks, membre du groupe The Cool Kids, qui vient d’emménager juste à quelques blocks d’où squatte Pouya, et enregistrent ensemble Gookin, un EP de 6 titres, sur lequel les deux MCs s’éclatent sans se prendre au sérieux. Le problème est qu’encore une fois, Pouya est bien meilleur que son pote, ce qui déséquilibre vraiment les morceaux.

 

Pouya est clairement capable de rapper sur n’importe quel type de prod, mais il ne tombe jamais dans la facilité et pose sur des instrus sur lesquelles beaucoup de rappeurs confirmés se casseraient les dents. On ressent clairement l’influence de Spaceghostpurrp et ses prods mystérieuse, planantes et menaçantes. Avec Baby Bone, Pouya a prouvé qu’il pouvait livrer un excellent projet en solo, sans s’encombrer des seconds couteaux. On espère que Stunna, son prochain projet prévu pour le 5 mars lui apporte le buzz qu’il mérite !

 

Bonus: ’94, Goofy Goobers

Enjoy sur EDGM, et oublie pas la page FB et le Twitter tu seras mignon.

 

 

 

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*