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Ace Hood – EDGM deceptions

        EDGM vous propose les mini-chroniques des derniers albums qui nous ont franchement déçus, qui auraient pu avoir de grandes reviews à leurs gloires et entrer dans notre prestigieux et très significatif panthéon des tueries, mais qui au lieu de ça se font recaler avec la mention « passable » et chient la honte quand on parle du succès des autres sorties. Mais qu’on kiffe quand même, parce que si c’est vraiment daubé, ça a rien à foutre sur le site. On parlera pas d’IMNAHB2, on a bien assez mal au cœur comme ça.

 

#3 – Ace Hood -Trials & Tribulations

 

 

Après nous avoir régalés, par son flow hargneux et sa sincérité, de projets musclés et nous avoir servi quelques classiques comme Overtime, A Hustlers Prayer ou Hustle Hard dont les beats et les bars solides sont devenus sa spécialité, Ace Hood semblait prêt à hisser son talent au sommet et à se dévoiler au très grand public, après huit ans de charbonnage, avec la sortie de Trials &Tribulations le 16 juillet dernier. Son gros sac de couenne de mentor Dj Khaled et Birdman, boss de Cash Money à qui Khaled a affilié We The Best avaient d’ailleurs orchestré le futur succès du californien. C’est ainsi que depuis janvier on a entendu environ 136 milliards de fois que Future s’est réveillé dans une putain de nouvelle Bugatti. Le single est certifié or et se classe et se classe 33ème du US Hot Billboard 100.

La présence de Weezy sur le 2ème single n’a pas eu l’effet l’effet attendu

            Mais les ventes n’ont pas été  colossales, à peine 70 000 exemplaires écoulés à l’heure qu’il est,  même si on sait qu’il tapera les 80k après qu’on ait publié notre review. Même si les chiffres ne sont pas catastrophiques, au niveau international c’est un sacré flop. T&T n’est donc pas l’album de la consécration, et il serait mieux passé si ça avait été le cas. Car si Ace Hood se retrouve dans notre classement, c’est pas parce que son album est mauvais, nan loin de là. Mais il apparaît juste comme un résumé de ce qu’il a fait jusqu’à maintenant, sans que rien ne prenne une grande dimension. Si encore T&T avait rempli tous les Ipods, on aurait salué le succès qu’Ace Hood méritait depuis longtemps, quoiqu’en jouant les baltringo-puristes à prouver qu’on connaissait les bails avant, du temps où c’était mieux, où la musique avait une âme et ne visait pas qu’à toucher n’importe qui.

Mais comme on l’a dit, Ace Hood n’a absolument pas changé. On peut déjà se réjouir de pas avoir eu droit à une véritable galette dysentérique inaudible à la Rich Gang, ce qui était plus ou moins prévisible connaissant les patrons. On retrouve finalement les French Montana, 2 Chainz, Birdman et compagnie sur le remix de Bugatti qui devrait même pas exister.  Après, c’est du pur Ace Hood, donc rien à haïr, avec exactement la même formule : éternel flow énergique (si le titre éponyme permet une intro remarquée, We On, King Of The Streets, Ball 4 Ever et d’autres nous avaient suffis…), mêmes thèmes, la rue, la drogue, la religion, le bien/le mal. On reste toujours pas insensibles  face aux douleurs qu’il partage, à ses tourments, à la perte d’une de ses filles alors en bas âge… Les lyrics restent recherchés pour la plupart. On aime quand il s’en prend aux politiques sur Fuck Da World, déjà présent sur Starvation II (Fuck l’éléphant).

L’ensemble des titres nous rappelle pourquoi on aime Ace Hood, sa sincérité et sa hargne. Même le feat avec Chris Brown est pas si merdique. Côtés prods, toujours aussi propres, on retrouve les fidèles Renegades, en plus de Mike Will, Boi-1da… Dans l’ensemble, l’album est acclamé par la critique US, mais passé quasiment inaperçu en France, et c’est bien dommage. On ne peut pas citer de morceaux en particulier, tous laissent un bon souvenir, seul le refrain de Anthony Hamilton apporte quelque chose de différent et se démarque du reste.

Il n’y a donc pas eu d’avènement de Mr. Hood, on va continuer à le suivre et se contenter de piocher dans ses projets les tueries qu’ils contiennent, comme sur Starvation III, qui est du même acabit que ses dernières mixtapes. On laisse le mec faire son bizz, en attendant les futurs December 31st.

2 commentaires

  1. Bonne Analyse sur Ace Hood. Moi aussi j’ai pensé que cet album aller être la concrétisation d’un charbonnage intensif avec des mixtapes balancées de plus en plus lourde, mais il n’a pas eu le succès qu’il mérite. Néanmoins ça reste un très bon rappeur !

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