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Rick Ross – Mastermind (Chronique) + (Album Streaming)

Ça y’est, Mastermind est dispo depuis quelques jours, on a eu le temps de le faire chauffer dans la gova, les écouteurs et dans les basses de mahboul de l’appart’.
C’est l’heure du verdict.

Le streaming est tout en bas.

RICK ROSS – MASTERMIND (ALBUM STREAM) edgm every day good music

Eh bien le dernier album de Rick Ross, son 6ème en studio (et une bonne vingtaines de mixtapes ou collaborations en plus) est une vrai bonne pioche, comme on en est finalement habitué avec le gros -faux- vendeur de dope du Port de Miami.

Une galette de 16 titres en version normal, 19 en deluxe, et des feats à foison pour ne pas changer les bonnes habitudes. Ricky Rozay n’est jamais aussi bon que bien entouré, et il ne faut pas voir ça comme une critique négative mais plutôt comme un mec qui a su adapter sa façon de faire du son de la meilleure des manière possible.
On vous les listes donc, on reviendra dessus après; French Montana, Diddy, Jay-Z, Sizzla, Mavado, Jeezy, The Weeknd, Kanye, Big Sean, Meek Mill, Lil Wayne, Scarface et pour finir Z-Ro. La liste est longue, clinquante parfois, beaucoup moins à d’autre moment.
Côté prods, c’est mixé par Sean Diddy Combs qui produit aussi Nobody, y’a du Mike WiLL (War Ready), du J.U.S.T.I.C.E. League -on est bien chez RR– avec Thug Cry, The Weeknd qui pose son instru en plus du feat, D-Rich (Black & White) ou encore Kanye et DJ Mustard pour le meilleur son de l’album selon nous, Sanctified.

Côté thème, l’ensemble des instrus est dans la continuité des skeuds du BAWS de Miami, à savoir des beats sombres, plutôt lents, avec quelques rares exceptions (The Devil Is A Lie).
C’est agréable de A à Z, même le feat avec Meek Mill qui pourrait flinguer les oreilles passent crème. Certaines ambiances sont géniales (In Vein) et on apprécie autant le délire globale que chaque son individuellement.

Rick Ross assume donc le côté collaboratif de l’album avec seulement 6 solos (en comptant la reprise de YouKnowIGotIt), ça descend à 4 sur les 16 titres de la version normale), et c’est pas juste pour les refrains.
The Weeknd relègue même le boss à n’intervenir qu’à 2min30 de In Vein. On se sacrifie pour la musique, et ça marche, certain son accroche dès la première écoute (Sanctified, The Devil Is A Lie, BLK & WHT) d’autre sont plus proche des anciens albums du double R, que l’on apprécie après plusieurs écoutes. On pense à Paradise Lost, Supreme, Thug Cry, What A Shame.

RICK ROSS – MASTERMIND (ALBUM STREAM) edgm every day good musicc

Intro

Une radio qui change sur différents sons extraits du premier album du Boss, un discours de Napoleon Hill qui nous explique le titre de l’album –Mastermind : avoir un objectif et y parvenir- et deux punchlines pour conclure sur des coups d’feux. C’est parti.

I just upped my stock, fuck them cops
If you love hip-hop bust them shots

 

Rich Is Gangsta

Dans la pure lignée des sons MMG, Rich Is Gangsta est produit par Black Metaphor et sample de Soul Searching. Le beat a cette sonorité 90s si cher au chef du label. Rétrospective de Ross sur sa carrière, sa montée en puissance, et sa volonté de toujours gagner plus. Bah ouais, on change pas sa passion pour le flouz. De grosses punchlines tout au long du track, bonne entrée en matière et le bal est ouvert.

New Presidential had that pavé
Like a G, I gave the Cartier to Wale
Then I gave Meek Mill a Range Rover
Told Warner Brothers that the game’s over

On notera même une pique à 50, gentille. Le mec est devenu un vrai businessman.
For me to move forward from here on I need 50
I ain’t talking 50 Cent neither nigga, haha

 

Drug Dealer’s Dream

Morceau bien sombre et basse bien grasse pour Drug Dealer’s Dream. Rozay balance punchline sur punhline avec un flow enervé et sa voix qui tire sur les aigus.
Un gros travail au niveau des lyrics, on est pas dans une mixtape et y’a peu ou pas de déchet. Les bars fusent, le flow est assuré, c’est un plaisir autant pour les oreilles que pour les images qu’on a en tête.

Open that door, just hopin’ for more
They gave him a bond, I gave him a Porsche
I gave him a name, I gave him a shot
I gave him the game, I gave him a block

Grand moment lorsque pendant l’intro, Rick Ross appelle sa banque et demande le total d’un de ses compte. On vous laisse le plaisir de découvrir le chiffre annoncé par le répondeur automatique. Amen.

 

Shots Fired (Skit)

Premier skit de l’album qui reprend des appels et enregistrements du drive-by dont il a été victime l’année dernière la nuit de son anniversaire.
« Police have leads, but no strong description of the shooter or the shooters who appeard to have targetted South Florida based rapper Rick Ross as he drove down the street »
Tapette.

 

Nobody (Ft. French Montana & Diddy)

Premier featuring de l’album sur une production de Diddy. C’est son protégé de chez Bad Boys French Montana qui s’y colle sur Nobody, hommage à B.I.G. et sample de son You’re Nobody (Til Somebody Kills You).
Les interlude et l’outro sont ponctuées par Puff Daddy, des paroles sur ses anciens travaux avec Biggie, du « Real nigga talk » -à en croire Ross, donc c’est tout bon pour un morceau.
French Montana est au refrain, chanté qui plus est, et c’est une… Réussite ! Incroyable, nous non plus on n’arrive pas à y croire, et pourtant son timbre de voix est vraiment agréable. C’est pas du Nate Dogg, ni du Leslie, encore moins du The Weeknd, c’est autre chose et c’est propre.
Le boss au couplets comme vous l’avez imaginé, et c’est de nouveau des explosions d’images en têtes, un flow parfait et posé chirurgicalement sur le beat, le tout ponctué de gimmicks dont lui seul a le secret.
Comme prévu, cace-dedi à Notorious :

Makaveli in the ‘Rari, still B-I double G, I, E
I pray you smoke with me

 

The Devil Is A Lie (Ft. Jay-Z)

Produit par Major Seven et volé par K.E. On The Track ce chien (les voleurs seront pendus), c’est le premier single de l’album et tout le monde se doit de l’avoir saigné depuis de longues semaines.

Big guns and big whips
Rich nigga talkin’ big shit
Double cup, gold wrist
Double up on that blow, bitch!

Une ambiance à la Watch The Thrones, -où Kanye se serait sans doute surpassé- un Jay-Z complètement ouf autant pour son flow que pour son texte.

Devil want these niggas hate they own kind
Gotta be illuminati if a nigga shine

Oh we can’t be a nigga if a nigga rich?
Oh we gotta be the devil that’s some nigga shit

Rick Ross a géré la célébrité de son album, et même si Jay-Z est meilleur, le floridien ne passe pas pour un cassos. On n’en demande pas plus.

 

Mafia Music III

Vocals de Sizzla, long couplet de Ross et hook de Mavado. Un morceau aux teintes reggae, ça manque de maîtrise et le flow du boss est trop léger pour avoir l’impact nécessaire.
Les vocals finissent par casser les couilles, la boucle ridicule de fond on n’en parle même pas et Mavado fait du Mavado.

 

War Ready (Ft. Jeezy)

Gros son de garage, basses grasses et un nouveau single. Un buzz recherché et assumé par Jeezy et Rick Ross, leur réunion (non-)attendue a finalement eu un impact minime, peu mise en avant par les médias.
D’ailleurs c’est Jeezy qui adapte son flow despi à une prod lente parfaite pour Rozay.
Pas de bol, le son semble avoir été lâché dans une période peu propice aux remix, Wiz, Juicy, A$AP, Drake & co auraient tué le beat. C’est de la grosse punchlines à base de gros biftons, caisses et montres à gogo. Rien de foufou, mais efficace dans la gova pour cruiser à 2 à l’heure.

 

What A Shame (Ft. French Montana)

Deuxième apparition pour French sur What A Shame maintenant, produit par Reefa. Rick Ross fait pas l’dingue, il laisse toujours pas le time à Montana de poser un couplet. T’as l’droit au refrain gros et c’est déjà pas mal; tu nous endors vaguement avec ta gimmick « ‘haaaan » à chaque fin de phrase mais c’est tout juste heiiin.
Instru relativement simple, boucle courte qui ne change pas ou très peu d’un bout à l’autre du son; quand ton co-prod c’est Diddy et que tu t’appelles Rick Ross ça la fout mal.
Mais Teflon Don assure toujours et pose deux couplets sympa, des petites refs au Wu-Tang et des piques et possibles menaces à Def Jam plus loin on arrive à la 10ème track, Supreme.

We the knights of the templar
Born dopeboy, oh, I should’ve been stopped
Def Jam see me as a threat now
Hundred mill, any less is a let down

 

Supreme

On débarque direct dans Gatsby. Une intro avec Drake qui imite Katt Williams et nous vante la nouvelle baraque de Rick Ross (à savoir la plus grande villa de Georgie, 109 chambres. Ah ouais.

I just left the New United States, embassy
Somewhere in Georgia it’s 109 rooms
I saw 30 bitches and 30 rooms and I was on the wrong side of the house

Un beat enjoué et sorti des année 50, c’est classe et les vocals de Keath Sweat renforce cette impression.

 

BLK & WHT

Produit par D.Rich, le titre polémique du moment (référence à Trayvon Martin, mais on s’en branle).
Ambiance film d’horreur croisé X-Files, BLK & White a un côté West Coast agréable. C’est presque reposant d’écouter le flow continue de Ross sur cette instru, et on kiff.
Toujours des thèmes variés évidemment, cocaïne et toutes sortent de dope, gun et bullets.

 

Dope Bitch (Skit)

Nouveau skit de l’album, une discussion, marrante, mais rien de transcendant.

 

In Vein (Ft. The Weeknd)

Dinguerie de l’album, le featuring produit et chanté par The Weeknd est d’une puissance, c’est violent. La guitare est géniale.
Ambiance post-apocalyptique, de mort imminente, de dépression, de fumette, de défonce ou encore de soirée au lit avec la go en fonction de l’état d’esprit, In Vein est joué à la perfection jusqu’à 2min20 par le chanteur cannadien d’OVO avant que le boss ne vienne poser un flow rapide mais posé. Parfait. Un vrai délire quand il débarque dans les écouteurs.
Gros gros kiff.

 

Sanctified (Ft. Big Sean & Kanye West)

On arrive au coup de coeur de l’album, Sanctified, produit par DJ MustardKanye West et Travis Scott. Ça en fait du monde.
On boucle deux feats et deux beaux noms d’un coup, Big Sean au refrain, Kanye West pour un couplet. Et quel couplet.
Le refrain de Big Sean est terrible; après une intro NON-samplé mais bien créée par les producteur (à l’aide d’un chanteur de soul), et ça c’est très fort, le jeune rappeur vedette de G.O.O.D. Music vient nous lâcher son flow violent, comme des insultes qui fusent en même temps que les punchlines.
Son boss prend le relais et nous lâche une fois de plus un couplet qui confirme ses qualités d’écriture.

Pass me 30 bottles, champagne procession
That’s that Holy water, sanctified refreshments (Punchline de l’année.)
God sent me a message, said I’m too aggressive
Really!? Me!? Too aggressive!?

Ross conclu tranquillement, pas de gros risque avec un couplet lent et pepere. Fatigué le gros.

rick-ross-kanye-west sanctified big sean mastermind critique chronique edgm every day good music

Walkin’ On Air (Ft. Meek Mill)

Le feat avec Meek Mill, seul membre d’MMG en guest star sur Mastermind. C’est produit par D-Rich, et comme BLK & WHT c’est sur une ambiance sombre que pose Rick Ross et son poulain.
L’auteur de la série Dreamchasers crache toujours dans le micro comme un mort de fin, toujours dans le sillage de son mentor : on roule des oinj à 30 000 pieds d’altitude et on fuck le world et les pussy niggas. Pas inoubliable.

 

Thug Cry (Ft. Lil Wayne)

Thug Cry, dernier son de la version classique, est produit par J.U.S.T.I.C.E. League. On est habitué au producteur qui a posé plusieurs de ses instrus sur les anciens projet de Teflon Don; Maybach Music 1, 2 et 3, Billionaire, Magnificent, Triple Beam Dreams… C’est souvent réussi, parfois excellent (Aston Martin Music, I’m Not A Star).

On a une outro calme, des petites notes aigues viennent ponctuer le beat et on retrouve un Rick Ross plus humble qu’à son habitude. Il nous parle de ses gosses, de ce qu’il a accompli.

Wake up out my sleep in another cold sweat
I lived on Billboard, where the fuck to go next?

Lil Wayne prend le relais sur le second couplet. Il a sûrement écrit ça en quelques minutes et termine sur un « Tunechi… » révélateur.
Ross reprend le mic et clos l’album classique en nous remerciant. De rien negro.

 

Blessing In Disguise (Ft. Scarface & Z-Ro)

Mais on ne s’arrête pas là, comme tout mecs blindés qui se respectent, on se paye la version Deluxe comme des bonhommes.
Blessing In Disguise, 253ème featuring de l’album, avec un Scarface excellent (comme à chaque fois depuis maintenant presque 30 ans) et une instrumentale de Streetrunner (qu’on a pu entendre sur les projets de Wale notamment).
Ricky Rozay pose sur ce beat de crooner en remerciant tout les acteurs de sa vie pour être arrivé jusqu’ici.

 

Paradise Lost

Dernier son de l’album, -la reprise de YouKnowIGotIt c’est du bonus- Paradise Lost est… un SOLO ! Eh si poto, un solo. POP Champagne.
C’est produit par Ben Billions, et c’est une fin parfaite pour un album excellent. C’est clinquant à la MMG, ça à ce côté Funk, Vice City-style si propre à Rick Ross, le tout ponctué d’une mélodie de fond à boucle longue qui te permet d’apprécier autant l’instru que le MC.
Le baws divague dans ses pensées, entre ce qu’il a fait et ce qu’il veut faire.

Nous, on sait qu’il a fait un grand album. Un album de rap qu’on va saigner et qu’on saignera de longue années pour certaines chansons.
Comme chacun de ses albums.

L’une des valeurs les plus sûre de ces 10 dernières années en tout cas !

 

Streaming de Rick Ross – Mastermind :

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ET QUAND ON AIME ON ACHETE BANDE DE RADIN : iTunes

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