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B.o.B – No Genre 2 (Mixtape) (Chronique & Stream)

Après le décevant Underground Luxury, B.o.B revient avec No Genre 2, qui a droit à sa review à la place de son prédécesseur, qui devait pourtant avoir la sienne. Si sa chronique n’a pas été publiée, c’est parce que j’ai peu à peu changé d’avis, et ce second volet de ses mixtapes No Genre a concrétisé ma nouvelle opinion de B.o.B.

 

Dans cette supplantée chronique je l’avais taillé plus ou moins violemment, comme la quasi totalité de la critique qui s’est penchée sur le projet. C’est vrai que dans Underground Luxury, B.o.B déçoit, il se perd entre pop et rap, et cette oscillation entre  plusieurs genres ne fait plus ce qu’on considérait comme son génie et son originalité. Originalité qu’il a totalement sacrifiée au profit des ventes qui, ironie du sort, ont été très décevantes. De la pochette, du premier titre All I Want jusqu’à la fin de l’album, Bobby Ray compile tout ce dont il critiquait et souhaitait se démarquer. Et impossible de rejeter la faute sur T.I. qui ne lui a rien imposé. Celui qui était attendu comme « le nouveau Andre 3000 » est devenu aussi banal que commercial, au sens prostitué du terme.

Mais si B.o.B n’était pas, ou ne voulait pas être ce que tout le monde veut qu’il soit ? C’est le cas, en fait. On le comprend avec No Genre 2. C’est toujours frustrant quand un rappeur sort des sons légers quand il nous a habitué à autre chose. Mais B.o.B fait ce qui lui plait, sans se laisser influencer par l’attente de ses fans, un peu comme Mac Miller dans un tout autre registre, celui-ci ne se souciant pas de savoir si leur nombre augmente. B.o.B, c’est de l’entertainment. Un MC au style mainstream avec un indéniable talent. Un artiste qui excelle dans les productions et les hooks efficaces, à l’aise sur les sons sudistes et du moment comme sur les sonorités pop, et qui n’a pas forcément d’identité musicale. C’est ce qu’il justifie en outro de Many Rivers : « I didn’t realize that no genre man, like no genre really described my career/People started, like, gravitating toward No Genre and, you know, I was like, « Fuck it, let’s do a part two »/It really can’t be defined by any genre, so Fuck it man, No Genre »

B.o.B fait ce qu’il veut. Et s’il fait ce que beaucoup d’autres font, il le fait mieux que comme beaucoup d’autres le font. Il a ce truc qui fait que ses sons les plus inintéressants, comme Lambo (qu’on écoutera quand même pas plus de dix fois),  tous ces bangers devenus standards, ont quelque chose de spécial et de différent. Ses morceaux ont des allures de hits, certains tendent à le devenir, comme le plaisant Drunk AF avec TyDolla$ign qui propose un forfait feat + prod intéressant.

Toutefois les morceaux assurément réussis sont ceux qu’il a lui-même produits : Many Rivers à la prod d’au moins aussi bonne qualité que les lyrics, le chanté Follow Me qui aurait pu faire partie de ses premières mixtapes qui ont fait sont succès, et Chosen en feat avec son boss et Spodee qui clos la galette de 14 pistes par une démonstration de kickage made in Grand Hustle.

Comme sur tous les projets de B.o.B, la plupart des refrains sont chantés  par lui-même avec un léger autotune, et bien évidemment on retrouve des refrains féminins, les deux en questions de Victoria Monet, sur des beats d’aujourd’hui qui flirtent avec la trap, surtout celui de Tommy Brown sur Lean On Me.

No Genre 2 est une bonne mixtape qui nous laisse sélectionner les tueries qu’on veut retenir de B.o.B qui pose sur tout ce qui l’intéresse, très bien accueillie par les premières critiques et au sein du label

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