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Album Review : Rick Ross – Black Market

Rick-Ross-Black-Market

Huh !………Huh !………..Huh !
Non, ce n’est pas ta meuf qui te fait savoir que c’est pas clair entre toi et la blondasse bombasse de ton taf. C’est juste Rick Ross qui te dit de venir kiffer Black Market dans sa Maybach Music. Bon….ok, je te vois venir. Exceptionnellement, mais juste cette fois hein, allez, tu as le droit de kiffer toi aussi dans ta Clio 2 Music.

All star Guests

Côté guests, Rozay n’a pas fait dans la dentelle et s’est entouré d’une palette d’artistes et de producteurs hors norme. La voix puissante de Cee Lo Green enflamme l’hommage à sa mère sur Smile, Mama Smile.

Nas apporte l’esprit East Coast dans One of Us tandis que DJ Premier fait son apparition sur Black Opium produite par Black Metaphor. Ces deux collaborations apportent une ambiance Hip Hop Raw à l’opus qui contraste bien avec le style naturel de Ross.

Car l’ambiance Maybach n’est jamais loin. Ambassadeur des ambiances classes, Rozay fait appel à John Legend sur Free Entreprise, The Dream sur Money Dance et tient la porte aux divas Mariah Carey dont la voix perchée et pas descendue de l’arbre depuis 10 ans peut en énerver plus d’un et Mary J Blige, les touches charme de l’album.

Black spirit

Les voitures flambant neuves et le bling bling démesuré sont toujours au rendez-vous. Mais c’est un Rick Ross plus profond que l’on découvre, sur des instrus plus sombres et assez minimalistes comme Silk Road. Des titres comme Dope Dick en deviennent presque dommages, mais restent certainement nécessaires pour entretenir les fans de la 1ère heure. Et qu’est ce qu’un album de rap sans référence aux performances sexuelles hors normes du rappeur ? Franchement !

Dans Foreclosures, Ross revient sur sa vie d’avant le succès : There’s so many things that I don’t understand, Sometimes, being in the position I am, with no malicious intent, my nigga, you can take it how you want it. I see it from both sides, I feel a nigga pain.

Chris Brown, Scott Storch, Combo gagnant

Le deuxième single de l’album est Sorry en feat avec Chris Brown, produit par le légendaire Scott Storch. Ce dernier a expliqué dans une interview comment est arrivée cette collaboration avec Rick Ross. Le co-producteur de Still Dre a envoyé un paquet d’instrus à Chris Brown, productions que ce dernier aurait toutes bossé. Dans le lot, Sorry, que Storch aurait immédiatement fait suivre à Ross qui aurait kiffé au point d’en perdre deux tours de taille. Résultat, une magnifique collaboration, qui nous rappelle pourquoi on préfère Storch avec les doigts sur un piano que le nez dans la poudre.

Au fil du temps, les fans se sont assis sur l’image trafiquée de rappeur au passé d’ancien gardien de prison. Booba le dit si bien « Aujourd’hui, on vous parle de la Street, j’ai fait ci, j’ai fait ça, Ouais c’est ça !« . Et honnêtement, si les rappeurs faisaient tout ce qu’il disent, le hip hop serait un Alcatraz ouvert. Rozay reste fidèle à lui même, et nous dévoile une autre facette de sa personnalité.

Black Market est une bombe et pas la peine de l’acheter au noir.
Casque sur la tête, prêt à kiffer……Mmmmmetro Ligne 13 Music !

Random Afro Guy

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